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Visite d’entreprise, porte-à-porte, les derniers efforts des candidats de la quatrième circonscription du Loiret

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Ce mercredi 15 juin au matin, les vapeurs de chaleur s’infiltrent difficilement dans la fraîcheur des locaux de l’entreprise Jordan Boutron, à Pannes. Dans les bureaux, le chef d’entreprise et son équipe guettent l’arrivée du candidat du Rassemblement national (RN), Thomas Ménagé.

D’emblée, le prix des matières premières est abordé. “Mes devis ont pris 20 % depuis l’année dernière”, déplore le couvreur qui doit mettre la main à la poche pour se fournir en tuiles et en zinc. “La Nupes propose le Smic à 1.500 euros et le blocage des prix alors que le prix des matières premières augmente. Ils n’ont pas compris qu’à force de taper sur les patrons il n’y aura plus de boulot”, insiste le candidat favorable à la baisse des taxes et des charges plutôt qu’à des mesures compensatoires face à l’inflation.

Fils de couvreur, Thomas Ménagé est venu voir “la France qui se lève tôt”. Ce matin-là, en raison des grosses chaleurs, les ouvriers ont embauché à six heures. La pénibilité au travail est aussi évoquée avec André, 58 ans, ouvrier dans le secteur depuis ses 14 ans. L’occasion pour le candidat de parler retraite.

Il faut tenir compte de la situation des comptes publics. Ceux qui commencent avant 20 ans devront partir à 60 ans. Ceux qui débutent après et exercent des métiers moins pénibles devront aller jusqu’à 62 ans minimum.

Deux débats en une seule journée

Le jeudi 16 juin dans la matinée, dans un café de Montargis, le candidat du RN a retrouvé son adversaire, Bruno Nottin (Nupes/PCF), pour un nouveau débat, pour une webtv locale, cette fois. “Trois débats en une semaine, c’est beaucoup, il faut les préparer”, sourit l’élu communiste.

La journée avait commencé par du tractage devant une école montargoise. Après le débat, houleux, une halte au local du PCF transformé en ruche de militants pour récupérer des tracts, et direction le quartier de la Sirène pour une énième opération porte à porte.

“Douze boîtes aux lettres, seulement deux inscrits sur les listes électorales”, montre-t-il à une entrée d’immeuble.

Le nombre d’inscrits sur les listes baisse constamment. L’objectif, c’est de les inciter à se déplacer dimanche. Chaque voix comptera.

Dans ce quartier populaire de Montargis, les habitants connaissent bien l’élu communiste, qui vient fréquemment y faire du porte à porte. “Excusez-moi de vous déranger, c’est moi, le candidat aux élections législatives. En face, dimanche, il y a l’extrême-droite”, lance-t-il, en introduction, avant de débattre avec les habitants.

Le recours de Jean-Michel Blanquer pour faire annuler l’élection a-t-il des chances d’aboutir ?

Certains profitent de l’occasion pour le faire entrer et l’alerter sur des problèmes du quotidien. “Je reviens vous voir bientôt, la semaine prochaine ou la semaine d’après”, promet Bruno Nottin. Hier, après le porte à porte, il devait rejoindre Orléans pour un ultime débat avec Thomas Ménagé. Pour recommencer, ce vendredi 17 juin, à battre le pavé et tenter de convaincre ceux qui ne sont pas allés voter dimanche dernier. 

Cécile Kettanjian et Pascale Auditeau

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