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les entreprises tiraillées entre inflation et convictions

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« Plastiques, emballages, palettes en bois, peintures : on est touchés dans tous les domaines » par l’inflation, mesurée à plus de 5 % sur un an en mai, témoigne Sébastien Albaut. Ce gérant de Marne Metal Concept, une Scop spécialisée dans le traitement des tôles métalliques. « Depuis la fin de l’année dernière s’est ajouté un nouveau problème : les coûts de l’électricité et du gaz », soupire Sébastien Albaut, qui n’a « pas de trésor de guerre » pour amortir le choc.

Système D

Pour Jean-François Diguet, directeur de l’entreprise associative Air de Bretagne qui installe et entretient des dispositifs médicaux à domicile, la solution passe aussi par du système D en optimisant les déplacements. Sa facture de carburant a gonflé de 13 000 euros sur un an au premier trimestre 2022, alors que ses 70 salariés mobiles font en moyenne 350 km par jour. L’impact de l’inflation se ressent malgré tout sur l’équilibre financier d’Air de Bretagne : après avoir atteint 1 million d’euros sur l’année 2021, le résultat net a chuté à 4 500 euros au premier trimestre 2022.

Pour assurer leur équilibre économique, certains acteurs de l’ESS n’ont cependant pas d’autre choix que d’augmenter les prix de vente. « Si on ne répercutait pas » sur les prix la hausse de 7 % par mois du coût du papier, on se plantait «, assure ainsi Hélène Le Gac, présidente d’une Scop bretonne spécialisée dans l’imprimerie.

Même stratégie pour la petite entreprise textile Loom, qui prône la sobriété et la durabilité dans sa production de vêtements. « Notre marge est parmi les plus basses du marché, la diminuer reviendrait à mettre en péril notre modèle économique. Augmenter les prix est malheureusement la seule option qui nous reste ».

Interlocuteur dédié

Ces tensions financières surviennent dans un contexte où les salariés demandent aussi un effort de leur employeur sur les rémunérations pour préserver leur pouvoir d’achat. Face aux demandes salariales, la plupart des entrepreneurs interrogés affirment miser sur les primes.

Les acteurs de l’ESS comptent aussi sur le gouvernement, qui doit dévoiler dans les prochains jours une série de mesures de soutien aux ménages et aux entreprises. « Il y a urgence, il ne faudrait pas oublier dans ce projet de loi l’ensemble des entreprises de l’ESS. Il y a une spécificité à prendre en compte », plaide Hugues Vidor. « 85 % des branches de l’ESS ont des minima conventionnels inférieurs au Smic ».

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