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Dans la zone industrielle des Gâtines, elle incarne comme son voisin Louault ces tauliers industriels du bassin économique fargeaulais, et bien au-delà de la Puisaye-Forterre. L’entreprise Constructions Noguès, experte en charpentes métalliques, passe le cap des 100 ans samedi.
Au début de l’aventure, en 1922, “ils étaient trois personnes”, lance Jean-Dominique Dagregorio, président de la SA depuis 2012. Son frère Laurent en est le directeur général. “Le fondateur, Armand-Gaston Noguès (1888-1974), de Paris, est venu s’installer à Saint-Fargeau pour lancer cette activité.”
L’entreprise s’y développe rue de Saint-Sauveur et en 1929, son fils Armand-Désiré (1914-1991) intègre la société à ses 15 ans. Saint-Fargeau, “il en deviendra le maire en 1970-80 et a donné son nom au collège”, souligne l’actuel dirigeant. Il restera aussi, entre autres, l’artisan du Musée de l’Aventure du son.
Avec 130 salariés en 1973
L’atelier passe à 320 m² en 1931 et trois ans plus tard, Noguès acquiert son premier camion. Après une interruption durant la Seconde Guerre mondiale, l’équipe d’une dizaine d’éléments œuvre désormais rue de la Fontaine-Choison, à l’entrée de Saint-Fargeau. “À l’époque, ils avaient 1.000 m². Une maison marron appartenait à Armand Noguès, qui derrière avait fait construire sa société.”
L’expansion est telle que l’usine atteindra 9.400 m². En 1970, 103 personnes y travaillent et 130 en 1973, l’année du rachat par René Brisard, entrepreneur basé à Dampierre-sur-Salon (Haute-Saône) et détenant d’autres entités. Suite au décès de son fils unique Jacques (1948-1964), Armand-Désiré Noguès se résout à vendre l’entreprise. La fusion du groupe Brisard-Noguès est actée en 1970.
“L’usine du futur en 1993”
En tant que directeur général du site poyaudin, Jean Dagregorio arrive dès 1982. “En 1990-91, la crise financière fait exploser le groupe, mis sous tutelle”, commente son fils Jean-Dominique. “Entre-temps, mon père a déménagé de l’ancienne usine pour créer le site actuel.” Celui des Gâtines, inauguré le 7 juin 1991. “On est passé d’une entreprise artisanale en bas à une entreprise industrielle en haut ici”, dit le président. Fier du côté précurseur en informatique, en chauffage. En “écologie” même, à l’image de l’orientation des ateliers favorisant l’éclairage naturel. “On a optimisé nos modes de fonctionnement et flux de travail. Si l’on est encore performant, c’est parce que mon père a créé l’usine du futur en 1993. En constructions métalliques, elle était l’unique en Europe à être autant automatisée.”
Contrairement à Saint-Fargeau, “des branches du groupe ne marchaient pas”, jusqu’au dépôt de bilan en 1994. “Mon père rachète la société en 1995 avec les cadres de l’époque et devient ‘Constructions Noguès’.” Perçage, soudure, peinture, chargement, bureau d’études, grues, nacelles et ponts roulants rythment le quotidien de “80 employés avec les intérimaires”. L’effectif, inférieur à auparavant, s’explique par “les avancées technologiques”.
Samedi 18 juin 2022. Portes ouvertes à tous samedi, de 10 à 12 heures à la ZI des Gâtines à Saint-Fargeau.
“Dix-huit mois de recherche”. Dans son bulletin n°4, l’association Histoire et Patrimoine consacre 41 pages à l’épopée Noguès. “Dix-huit mois de recherche”, précise Annie Thomas, membre de l’association, ayant mené ce travail de fourmi avec Dominique Gasset et Françoise Ummenhower-Augé. “Nous avons interrogé pas mal de personnes, exploité des documents d’archives, de vieilles photos. C’est un grand plaisir d’avoir travaillé sur ce sujet, une entreprise familiale et très proche de ses ouvriers.” L’association a voulu “raconter cette histoire de 100 ans, que les gens ne connaissent pas forcément”, justifie la bénévole. Piocher dans les archives de la société n’a pas toujours été évident. “À l’usine, à l’époque, les gens ne prenaient pas de photos. Quand le grand-père Noguès finissait un hangar, il faisait venir un photographe.” Hommage très complet à celles et ceux qui font et ont fait Noguès, dont “ces monteurs qui ne voulaient pas entendre parler de nacelles”, le bulletin de Histoire et Patrimoine devrait émouvoir samedi.
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Vincent Thomas
vincent.thomas@centrefrance.com
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