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L’entreprise HappyVore implante son usine de production de “viande” végétale à Chevilly

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Toute différence avec une viande existante serait purement fortuite… Les nuggets, steaks, merguez, chipolatas de la marque HappyVore en ont l’odeur à la cuisson, la saveur, la texture… Mais sont fabriqués à partir de protéines végétales et d’arômes naturels, créés à base de végétaux fermentés.

À partir de fin 2022 ou début 2023, ces produits seront concoctés à Chevilly. La start-up parisienne, fondée par Guillaume Dubois et Cédric Meston, installera son usine dans les locaux occupés par le groupe Labeyrie Fine Foods jusqu’en 2018, devenus une friche.

Un marché porteur

Les deux amis, âgés de 34 et 28 ans, sont ingénieurs de formation. En 2019, ils créent l’entreprise Les Nouveaux Fermiers, qui deviendra HappyVore. Leur objectif  ? “Aider les gens à réduire leur consommation de viande et, ainsi, avoir un impact positif sur l’environnement”, en leur proposant “des produits bons en goût et pour la santé”, qui reprennent les codes de la viande.

À l’heure actuelle, HappyVore développe une gamme de douze références. Ses aliments sont vendus “dans plus de 1.000 restaurants, grâce à sa boutique en ligne et dans plus de 2.000 points de vente”. “La marque est présente dans quasiment toutes les enseignes de la grande distribution : Auchan, Carrefour, les magasins du groupe Casino, la moitié des hypermarchés Leclerc. Elle arrivera dans les établissements Système U en août 2022 et au sein des enseignes Intermarché en octobre”, annonce Guillaume Dubois, cofondateur d’HappyVore.

Si la production de substituts végétaux est souvent pointée du doigt en raison d’une importante transformation industrielle, il n’en reste pas moins que le marché a de quoi ouvrir l’appétit. D’après une étude du groupe Kantar, ses ventes, dans l’Hexagone, ont augmenté de 16 %, entre novembre 2020 et novembre 2021. Des résultats qui nourrissent donc les ambitions de Guillaume Dubois et Cédric Meston.

Augmentation de la capacité de production

Jusqu’à présent, HappyVore confectionne ses aliments en Normandie, dans un établissement qui n’est pas le sien. En lançant sa propre usine, l’entreprise souhaite augmenter sa capacité de production, “être plus compétitive” et “proposer une gamme la plus étendue possible”. Elle ambitionne de produire “10.000 tonnes par an, ce qui en fait le plus grand site dédié au simili-carné en France“, assure Guillaume Dubois.

HappyVore a effectué une levée de fonds de 35 millions d’euros, dont la moitié finance l’investissement industriel à Chevilly : achat du site – dont Guillaume Dubois et Cédric Meston ne communiquent pas le montant – et du matériel ; travaux… Le principal investisseur est le fonds Invus. Parmi les soutiens, également, la Bpifrance.

Deux extensions de 500 mètres carrés, au total, seront construites près du bâtiment de 4.000 mètres carrés qui, lui, sera réhabilité du sol au plafond. Les travaux devraient se terminer fin 2022.

Recrutement en cours

Guillaume Dubois et Cédric Meston saluent “le point central” que représente, géographiquement, une ville comme Chevilly, et la richesse du Centre-Val de Loire en matières premières végétales. Ils espèrent pouvoir travailler, à terme, avec des agriculteurs locaux, même si “tout est à construire”.

L’implantation d’HappyVore dans le Loiret a été rendue possible grâce, notamment, à Dev’up. Selon son directeur général, Jean-Louis Garcia, l’agence régionale de développement économique continuera à épauler la start-up et à la mettre en relation avec d’autres entreprises du territoire. Il pense, par exemple, à Prova, spécialiste de l’extraction et de production d’arômes, dont deux usines sont installées dans le Pithiverais.

HappyVore envisage de recruter entre vingt et trente personnes – production, maintenance, logistique, encadrement – d’ici fin 2022, puis d’autres en fonction de son développement commercial. Comme le précise son directeur, Patrice Benoit, “Le site de Chevilly pourra accueillir jusqu’à une centaine de salariés”.

Quelle est la recette pour que des végétaux ressemblent à de la viande ? “Nous utilisons une base de protéines végétales (pois, blé…), qui donne la texture du produit ; des huiles – tournesol, colza, olive – ; des betteraves et des carottes pour la couleur, ainsi que des épices et des arômes naturels”, énumère Cédric Meston, cofondateur d’HappyVore. Le maire de Chevilly, Hubert Jolliet, ravi qu’une friche industrielle reprenne vie, a testé les produits : “Effectivement, ça a du goût. On peut penser qu’il s’agit d’un steak traditionnel préparé d’une autre manière. Je n’en mangerai pas tous les jours, mais j’en mangerai. Des collègues, eux, n’ont pas aimé. Mais ils ont des a priori. Il ne faut pas s’en faire”, ironise l’élu.Hubert Jolliet, maire de Chevilly (à gauche), a goûté les produits HappyVore et rend son verdict. Photo Anne-Laure Le Jan

Prova, entreprise experte en arômes, cherche de nouvelles recrues dans ses deux usines du Loiret (novembre 2021)

Anne-Laure Le Jan

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