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Après le repli du premier trimestre, l’activité enregistre un léger mieux. C’est ce que montre l’enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France auprès de 8.500 entreprises, dévoilée ce mardi. « L’activité au deuxième trimestre fait preuve de résilience, on ne voit pas de récession », a résumé Olivier Garnier, économiste en chef de l’institut monétaire. Un constat qui conforte celui du ministre de l’Economie qui, au début du mois, avait écarté le risque d’une récession, tout en indiquant que les prévisions de croissance seraient revues à la baisse.

« Dans un contexte certes toujours très incertain, nous ​estimons à ce stade que la progression du PIB pour le deuxième trimestre 2022 s’établirait autour de 0,25 % par rapport au trimestre précédent », détaille la Banque de France. Pour mémoire, le PIB a reculé de 0,2 % au cours des trois premiers mois de l’année.

Retour de la clientèle étrangère

L’amélioration constatée en avril s’est poursuivie en mai, grâce à un rebond dans l’industrie et surtout dans les services marchands, fortement affectés en début d’année par les conséquences de la vague Omicron. Le secteur de l’hébergement et de la restauration profite notamment du retour de la clientèle étrangère.

Les soldes d’opinion relatifs à la production indiquent de bonnes progressions dans l’industrie pharmaceutique et l’aéronautique, dont les cadences de production continuent d’augmenter, sans toutefois retrouver le niveau d’avant la crise du Covid. Idem pour l’automobile, qui, après plusieurs mois de très forte baisse, se redresse, tout en restant à un niveau d’activité très dégradé. Dans l’ensemble de l’industrie, le taux d’utilisation des capacités de production augmente légèrement, à 79 %.

Elément saillant de l’enquête, les difficultés d’approvisionnement restent à des niveaux très élevés, même si la part des chefs d’entreprise qui jugent que celles-ci ont pesé sur leur activité se tasse un peu dans l’industrie (à 61 % en mai) et se stabilise dans le bâtiment (55 %). L’automobile, les machines et équipements, ainsi que l’aéronautique sont les plus touchés, avec près de 80 % de patrons déclarant faire face à ce problème.

Normalisation de la trésorerie

« Certains chefs d’entreprise indiquent avoir procédé à du surstockage de matières premières les mois précédents pour être en mesure de faire face aux aléas relatifs aux approvisionnements », relève la Banque de France. Ce phénomène explique l’effritement de la trésorerie, selon elle.

« Avec la crise sanitaire, les aides aux entreprises se sont traduites par des dépôts d’une ampleur exceptionnelle », rappelle Olivier Garnier. « Aujourd’hui, la hausse des coûts d’approvisionnement les conduit à reconstituer leurs stocks, ce qui entraîne une normalisation de la trésorerie, mais sans que cela ne soit inquiétant pour leur solvabilité », poursuit-il, tempérant ainsi les inquiétudes des trésoriers des grandes entreprises et ETI.

Les difficultés de recrutement ont quant à elles progressé à 55 %, tirées à la fois par les services et l’industrie (+ 10 points depuis décembre). Selon un récent sondage réalisé pour « les Echos », les « recrutements de plus en plus difficiles » et les « pénuries de compétences » sont effectivement la préoccupation numéro un des dirigeants d’entreprise.

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