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Malgré le climat économique très incertain , les entreprises de taille intermédiaire (ETI) restent positives. Un peu plus de la moitié d’entre elles (52 %) s’attendent à une nouvelle progression de leur activité, selon une enquête de Bpifrance qui les a sondées entre fin mars et début mai. Après le fort rebond de l’an dernier, seules 9 % d’entre elles anticipent une baisse d’activité.
« En dépit de l’environnement macroéconomique anxiogène, les dirigeants des ETI sont plutôt confiants. Ils pensent qu’ils vont continuer de profiter cette année des effets de la reprise enregistrée depuis 2021 », explique Philippe Mutricy, directeur de l’évaluation des études et de la prospective chez Bpifrance.
Résilience
C’est surtout dans l’industrie et les services que l’optimisme prévaut. Les perspectives s’érodant un peu dans le commerce et l’hébergement-restauration et sensiblement dans le secteur de la construction. A rebours de l’idée que la démondialisation serait en marche, les ETI les plus internationalisées et aussi les plus innovantes sont les mieux positionnées.
Après la note de conjoncture de la Banque de France , cette nouvelle étude confirme donc la résilience du tissu entrepreneurial français en dépit des aléas négatifs qui s’accumulent. Symptomatique de la confiance des chefs d’entreprise, les intentions d’embauche des ETI sont robustes. En 2022, les problèmes de recrutement resteront d’ailleurs le premier frein à leur développement selon Bpifrance. La dynamique de l’investissement devrait, quant à elle, être « similaire à celle de 2021 dans un contexte où le crédit reste aisé » selon Bpifrance.
Derrière une relative sérénité, plus de la moitié des ETI (54 %) tablent néanmoins sur un « impact fort » de la guerre entre Kiev et Moscou sur l’activité. « La situation est volatile », concède Baptiste Thornary, responsable études économiques et conjoncture chez Bpifrance. D’ores et déjà, les carnets de commandes futurs s’annoncent moins bien remplis, dans la construction notamment.
La plupart des entreprises affirment subir de plein fouet la flambée du coût de l’énergie (85 %) ou d’autres intrants (70 %). Alors que l’inflation atteint 5,2 % en mai en France , les trois-quarts envisagent de répercuter ce choc de prix sur leurs clients. Sur certains marchés, augmenter les tarifs n’est toutefois guère envisageable. Un tiers des ETI envisagent donc d’absorber une partie de la hausse en réduisant la marge d’exploitation, ce qui devrait contribuer à une légère dégradation de leur trésorerie.
29 % des PGE remboursés
« Les ETI ont commencé l’année avec des réserves de trésorerie très confortables », relativise Philippe Mutricy. Pendant la crise sanitaire, elles ont de fait bénéficié de toute une série de mesures – prêt garanti par l’Etat (PGE), fonds de solidarité, etc.
Reflet de leur solidité, 29 % ont même remboursé l’intégralité de leur PGE et 9 % envisagent de le faire d’ici à la fin de l’année. Enfin, élément rassurant, seules 2 % d’entre elles craignent de ne pas pouvoir rembourser. « Un tiers des ETI n’ont quasiment pas consommé leur PGE », rappelle encore Philippe Mutricy. En un an, le nombre d’entreprises ayant utilisé la quasi-totalité de leur PGE a en revanche doublé pour monter à 39 %.
Et alors que les tensions sur les approvisionnements sont parties pour durer de longs mois encore, 60 % des ETI souhaitent pouvoir amortir leur PGE sur plusieurs années, selon Bpifrance.
Malgré les aléas créés par la guerre en Ukraine, la principale source d’inquiétudes des ETI concerne la cybersécurité citée par 84 % d’entre elles devant les conflits géopolitiques (73 %). Suivent une possible crise financière (67 %) ou une crise sanitaire (56 %). « Les entreprises se sont beaucoup digitalisées pendant la crise sanitaire. Cela explique leurs inquiétudes face aux attaques informatiques », analyse Baptiste Thornary.
L’étude de Bpifrance montre aussi l’intérêt porté par les ETI à la transition écologique et énergétique. Près de deux-tiers d’entre elles considèrent que c’est une source d’opportunités. Leur principal motif d’inquiétude concerne l’évolution des prix du carbone et des intrants les plus utilisés dans la production des technologies nécessaires. Une majorité d’ETI (63 %) redoutent aussi le durcissement de la réglementation.
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