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au procès du 13-Novembre, les premières plaidoiries de la défense

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Marie Dosé, avocate d’Ali Oulkadi, le 14 juin 2022. Marie Dosé, avocate d’Ali Oulkadi, le 14 juin 2022.

L’entreprise de contestation des réquisitions a débuté au procès des attentats du 13-Novembre, avec les premières plaidoiries de la défense. Le Parquet national antiterroriste (PNAT) avait, vendredi 10 juin, demandé des peines allant de cinq ans de prison à la perpétuité contre les vingt accusés. Huit avocats se sont succédé face à la cour d’assises spécialement composée de Paris, lundi 13 et mardi 14, pour défendre les quatre individus que le PNAT avait désignés comme les « petites mains » du dossier – les avocats de Salah Abdeslam plaideront en dernier, vendredi 24. Le verdict est attendu mercredi 29.

De cinq à huit ans de prison avaient été requis contre Ali Oulkadi, Hamza Attou, Abdellah Chouaa – qui comparaissent libres – et Mohamed Amri, accusés d’avoir apporté une aide, parfois limitée, à Salah Abdeslam, Brahim Abdeslam ou Mohamed Abrini. Aucun n’est accusé d’avoir su le projet d’attentats, ni même d’avoir épousé l’idéologie de l’Etat islamique (EI), mais le PNAT, dans son réquisitoire, a considéré que MM. Amri, Attou et Oulkadi « étaient forcément conscients de l’intérêt des frères Abdeslam pour les thèses djihadistes », et qu’il ne faisait « pas de doute qu’Abdellah Chouaa avait parfaitement conscience de la radicalisation de Mohamed Abrini ». Suffisant, selon l’accusation, pour caractériser l’appartenance à une « association de malfaiteurs terroriste » (AMT).

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Le PNAT avait pris le temps, dans son réquisitoire, de tracer les contours de cette infraction fréquemment qualifiée de « fourre-tout » ; les avocats des accusés ont passé leurs plaidoiries à en définir d’autres. Le PNAT avait souligné qu’il n’était pas nécessaire d’avoir agi « au soutien de la cause » pour être condamné, mais « en connaissance de cause » ; les avocats de la défense se sont échinés à convaincre que leurs clients avaient agi en connaissance de rien du tout.

Risque d’une réincarcération

Mohammed Amri, Hamza Attou et Ali Oulkadi sont poursuivis pour avoir véhiculé Salah Abdeslam le 14 novembre. Pouvaient-ils comprendre qu’il venait de participer aux attentats ? Ali Oulkadi et Abdellah Chouaa sont jugés pour avoir accompagné Brahim Abdeslam ou Mohamed Abrini à l’aéroport, où les attendait un vol pour Istanbul. Pouvaient-ils deviner qu’ils se rendaient en fait en Syrie ? Mohammed Amri a loué des voitures sur demande de Salah Abdeslam. Pouvait-il imaginer qu’elles serviraient au rapatriement des terroristes en Belgique ou à la commission des attentats ?

Voilà les questionnements qui ont ponctué ces premières plaidoiries de la défense, et Negar Haeri, avocate de Mohammed Amri, a souhaité bon courage à la cour pour y répondre : « Apprécier l’exactitude d’une perception, en d’autres termes juger non plus seulement un homme, mais juger son jugement, soit un jugement au carré, ça en fait, des responsabilités. »

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